El Maestro Ruiz Miguel – (2ème partie)

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… J’ai ajouté une photo. Elle est de mauvaise qualité mais elle a une histoire.

Je n’avais pas le droit de descendre dans le callejon pour prendre des photos. Cela est réservé aux photographes accrédités, ceux qui ont des superbes appareils avec des gros kikis (objectifs) qui font saliver les simples amateurs que nous sommes généralement.

J’ai passé une partie de la Féria de Nimes avec un monsieur adorable qui nous a quittés il y a quelques années déjà, après ce qu’on appelle pudiquement une longue maladie… Maño, il s’appelait. Un homme bien connu du Mundillo de l’époque.

Il faut savoir que les matadors français devaient avoir une adresse en Espagne pour pouvoir y combattre. Maño “prêtait” son adresse. Mais il fut aussi “mozo de espada” de Dominguin et d’Ordoñez. C’est pas peu rien ! Le “valet d’épée” est l’homme de confiance du matador ; c’est lui qui prépare son habit, gère les capes et muletas, il suit le maestro dans le callejon pour lui passer l’épée (en particulier la vraie, celle pour l’estocade), la muleta, le traditionnel verre d’eau… Bref, c’est un personnage important et être le mozo de espada de figures comme Dominguin et Ordoñez vous place d’office en haut d’une certaine hiérarchie… On refuse peu de choses à un homme comme çà. Il lui a suffit d’appeler Ruiz Miguel pour que celui-ci vienne et que je puisse rencontrer ce grand matador.

Aux arênes, Maño m’a emprunté mon petit appareil photo (celui avec un petit kiki et pas de flash !) pour prendre une photo de Ruiz Miguel quelques minutes avant son entrée en lice.

Alors, c’est vrai, elle est vraiment pas terrible cette photo, mais elle a une histoire…

Auteur: Joel D.

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El Maestro Ruiz Miguel… (1ère partie)

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Dans mon précédent post, je faisais part de ma découverte de l’émotion et de l’enthousiasme avec El Cordobès.
Miki, je partage ton avis : nous ne sommes sans doute pas des puristes, attentifs à “LA” seule passe de génie que nous distille un maestro empreint de duende pendant sa faena, mais nous fonctionnons au plaisir.

Lors de cette même féria de Nîmes en 1981, j’ai eu le grand plaisir de faire la connaissance de Ruiz Miguel. Quand il m’a fait l’accolade (à l’espagnole, tu sais, avec ces petites tapes dans le dos…), j’ai réalisé qu’il n’était pas bien grand, ce maestro…

Et pourtant ! L’après-midi, il combattait des Miura, impressionnants et difficiles comme souvent. Ruiz Miguel, réputé pour son courage, n’a jamais cédé un pouce de terrain, amenant même ses toros vers le centre des arènes, tirant de longues passes renouvelées, les pieds “tanqués”, immobile, dominateur. Extraordinaire ! Un vrai combat. J’ai vraiment compris ce jour-là l’expression “toro de lidia”…

Un nouveau sentiment m’a alors pénétré : le respect. Voir cet homme, aimable et souriant le matin, farouche combattant l’après-midi contre des toros dont la réputation de dangerosité n’était plus à faire, a été un très grand moment de nouvelle émotion. Je me rappelle combien était forte la tension dans les gradins, avec un silence attentif et des grondements sourds quand, après une passe de pecho, les cornes frôlent le visage…

En fait, c’est un grand monsieur que j’ai vu ce 7 juin 1981.

(PS : j’ai encore le billet d’entrée dédicacé !)

Auteur:  Joël D.

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This Splash of Colour is Insane!

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I announced this new site and posted my first Toroscape in my “normal” artist blog

Infinity + Some + 2

and got at once following comment from Carmen, The Pomegranate Blog

” That splash of colour is insane Miki! Wow. Do you actually go to the bullfights for inspiration? I’ve always found them fascinating because my name Carmen has spanish origins and an interesting tale but havn’t been to Spain and frankly just seeing it in a movie once has put me off it. Sigh. Perhaps I’m also entranced since I’m a taurus. LOL. But your bullfight paintings are certainly the most STRIKING for me personally. Not to say the others aren’t stunning but the bullfights capture so much passion and movement.”
And this was my answer to her:
Thank you very much, Carmen. I have added your great comment in the blog of my new bull art site, because it is a very interesting one, reflecting wonderfully my experience with people who don’t like bullfights, but feel attracted by my bullfight paintings. By the way I added your comment to the blog of this new site, it is called “Amour Toro”. I hope to meet people (not only clients!) who will share with me their bull and bullfight experiences and thoughts.
You are welcome to join whenever you want.
Now to answer your question: I was a baby as I went the first time to a bullfight. Don’t ask me how it was ( 🙂 ) , but it must have been great since I loved the bulls and went to bullfights all my life!
You can’t judge bullfights in a film. To start with, if you are a sensual person and YOU must be one judging by this Pomegranate name and this icon!) the bullfight is a feast for all senses and this does not come through in a film! And then, it is a feast too, and an adventure, and it satisfies many different basic needs of human beings. if you go there and are ready to forget all the superficial moral norms of society, and ready to let you carry by the life there and by yourself in that life, then you will start understand and perhaps love bullfight…

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1ers émois…

Miki nous invite dans un monde particulier : le mundillo.

Voici ma modeste contribution à son nouveau blog.

Dans les années 80, des amis arlésiens, aficionados de longue date, m’ont invité à la Féria de Nîmes. Bodegas, sangria, vino verde et musique andalouse étaient au rendez-vous. Un grand classique ! Puis vint le moment d’aller voir ma première corrida. Oserais-je dire que je n’étais pas fana ? Ma “culture” nordiste n’incluait pas la tradition taurine et je ne comprenais pas qu’on puisse “jouer” avec un animal …

Au programme, Paco Camino et El Cordobès.

Bien avant le paseo, grande explication de texte de la part de mes amis. J’allais voir du sublime avec Paco Camino, surnommé un temps le “Mozart de la Tauromachie” (j’apprendrai plus tard que d’autres ont eu le même surnom !), j’allais apprécier son temple (certains le trouvaient même indolent…) et ses passes classiques. A l’opposé, je découvrirai comment on torée le public plus que le toro avec El Cordobès, ce trémendiste forcené aux sauts de grenouille… Le parti pris de mes amis était évident !

J’ai du les décevoir…

Un Paco Camino vieillissant, tirant difficilement quelques passes anodines, tuant son toro avec peine, m’a permis de connaître ma première bronca et quelques commentaires très imagés : “prends une carabine !”.

Mon appareil étant dépourvu à l’époque de stabilisateur, j’ai été incapable de prendre une photo, tant je tremblais d’émotion (négative…). Pas terrible pour une première…

Ensuite, est arrivé El Cordobès. Allez, je vous livre de suite ma conclusion : génial ! Il m’a fait littéralement exploser quand, jetant cape et épée, il nous a gratifiés d’un desplante à genoux, le nez quasiment collé sur le mufle du fauve. Mes amis étaient, eux, horrifiés de me voir réagir ainsi ! “Aucune passe classique”, “il torée à cornes passées”, “il se moque du toro et du public”…etc… J’en ai entendu des commentaires quand nous dégustions un énième vino verde au Bar de la Bourse !

Alors, oui, je n’y connaissais rien à part l’agencement des tercios, je ne comprenais rien aux analyses techniques, mon ami Guitou s’est d’ailleurs promis de m’apprendre les règles (et qu’il en soit ici remercié !) mais j’ai découvert ce jour-là l’enthousiasme et l’émotion pour un “spectacle” auquel j’étais a priori opposé.

L’aficion avait gagné un adepte de plus…

Auteur: Joël D.

A Taurean writes…

I suppose it is only fitting that, as a Taurean  enjoying his fiftieth year, that I should choose this, my half-century to attend my very first bullfight – a tradition fraught with emotion  and spectacle, from both the lovers and the haters!

Having approached this  (almost) uniquely Spanish event “backwards” via the magic, mystery and movement of Miki’s paintings, I found the bullfight itself to be fascinating – a series of what I like to call “Miki’s moments” captured in fluid motion, brought to life before my eyes, the dance between man and bull, the swirling cape and sand, a glorious, deadly ballet. to understand the bullfight is to understand Spain. To condemn it is easy. Man has deeper roots with nature than we care to admit sometimes. The bullfight brings us closer to dealing with those uncomforable feelings about the hunt, about mortality. The deadly beauty of our ancient interaction with other creatures. Miki’s paintings bring the passion and movement alive. they almost leap off the canvas at you. Look out!

Kev Moore

My “Coming Out”

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Many people  in the world understand the word “Amour” and “Toro”. How could I tell better then, me French artist living in Spain, that I Love the Bulls!
Once upon a time I lived in Germany and I swear, I never dared to say that. I sometimes whispered my love to the bulls in the ear of some well-chosen close friend, that’s all… and strange enough when I came to live in Spain, i noticed that here I could not say it very loud either, as in the meanwhile the Spaniards seemed to have turned the back to their arenas, preferring the circles of the Animal Protection Leagues…
Good luck for me, my bullfight paintings always found their more or less secrete lovers, but still, I always found it hard to hide my love and may artistic activity connected to them.
This year I have decided to go public, to make my “Come Out” so to say. And to start with i decided to put my bullfight paintings in the centre of  the main them of the big exhibition I had in September in Mojacar, the town where I just moved. A big risk to run, i know. And I paid for it. But this is another story…

By the way, the man who is taking the photograph of me is The Culture Boss around here, and also aficionados de toros. As he saw my bullfight paintings he said:
“Interesting… You have a very personal way to see the Bulls.”
Whatever that means…

Anyway, through the net I have noticed that there are still a lot of people around the world interested in bulls and bullfight. This is why I have decided to make this new blog, together with my new website uniquely dedicated to “Bull and Bullfight Art”.

I hope to meet here people like me!